Orthographe : la dictée négociée pour passer de la faute à l'erreur - Hebdo Lettres n°15 (2015-2016)

Merci à MAGALI EYMARD PIQUETTE, professeure de lettres au collège Marc Seignobos de Chabeuil et formatrice DAN pour sa contribution à ce numéro consacré à la dictée négociée.

«La haine et le besoin d’affection m’avaient pris tout ensemble dès mes premiers échecs. Il s’agissait d’amadouer l’ogre scolaire. Tout faire pour qu’il ne me dévore pas le coeur. Collaborer, par exemple, au cadeau d’anniversaire de ce professeur de sixième qui, pourtant, notait mes dictées négativement : « Moins 38, Pennacchioni, la température est de plus en plus basse ! »

                  DANIEL PENNAC, Chagrin d'école, 2007, éditions Gallimard

Aux antipodes de cette vision archaïque de la dictée, les instructions officielles de 2008 nous invitaient à pratiquer la dictée « sous toutes ses formes ». Ainsi, elles rejetaient indéniablement sa forme traditionnelle, moquée par DANIEL PENNAC dans Chagrin d’école. Dans les nouveaux programmes Cycle 3 et 4 rentrée 2016, «L'objectif n'est pas la mémorisation de règles ou d'étiquettes grammaticales pour elles-mêmes, mais bien la formation intellectuelle des élèves et le développement d'une posture réflexive. [...] Cette posture qui met la langue à distance pour en examiner le fonctionnement et en appréhender l'organisation à commencé à se construire au cycle 3 en mettant plus particulièrement en évidence les notions et les mécanismes qui concernent l'orthographe.

Mais de quels leviers dispose l'enseignant? En quoi le numérique peut-il contribuer à développer la posture réflexive de l'élève?

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Publié le 02/01/2019
Modifié le 02/01/2019